Archives

now browsing by author

 

Vers le renouveau de la psychanalyse

Psychanalyste

Tout le monde peut légalement revendiquer ce titre, non seulement en France mais aussi de par le Monde.

Mais quant à sa légitimité c’est bien différent, il y a ceux qui la revendique à cause de leur analyse plus ou moins finie, ceux qui en plus y ajoute leur formation dans une des Écoles de psychanalyse et enfin d’autres qui n’osent plus se revendiquer de ce Titre si facilement accessible tant la Psychanalyse a perdu de son crédit.

Notre Association a lancé un chantier de rénovation de la Psychanalyse comme outil en psychothérapie. Cela devait prendre l’objet d’une publication collective sur les concepts de la psychanalyse qui demeurent encore aujourd’hui performants et ceux qui sont nettement obsolètes. C’est un projet très iconoclaste et ambitieux. Sans doute trop ambitieux, voire impossible, pour les forces vives de notre association car cela fait près de cinq ans que notre chantier est à l’arrêt.

Cependant, comme cela a été maintes fois le cas dans mon histoire, j’ai souvent eu la bonne vision avec une longueur d’avance, mais par faute de mise en œuvre, d’autres s’emparent de l’idée et savent la faire valoir. En effet, j’ai pu lire dans certaines revues psy que des psychanalystes remettaient en cause certains concepts en s’inscrivant dans un Renouveau indispensable de la Psychanalyse.

J’en appelle donc à l’Intelligence collective de tous nos adhérents réunis pour que cette année nous sachions au moins faire valoir que nous nous inscrivons dans ce courant du Renouveau de la Psychanalyse, et que nous sommes en capacité d’apporter notre contribution à ce mouvement.

J’écrivais en 2013 que :

La refondation de la Psychanalyse est une urgence, avant qu’elle ne perde tout crédit. Cette refondation devra se faire à l’envers de sa fondation c’est-à-dire par les « sans-noms », les « sans-grades » que sont, les patients et les cliniciens, autres que ses disciples de renom, car c’est à ce prix que l’on débarrassera le bébé de ses souillures ».

Je réitère le propos, et à l’instar d’un Psychiatre psychanalyste qui a fait un livre intitulé : Mon abrégé de psychanalyse, il nous faut faire le nôtre, dont chacun d’entre nous pourra s’enorgueillir.

Outre, le renouvellement de notre cotisation, je nous invite à nous remettre au travail, en relisant l’Abrégé de psychanalyse de S. Freud, et d’en faire une analyse critique, qui supprime ce qui n’a plus lieu d’être et l’enrichit des apports pertinents, sous la forme d’articles que je collecterai pour en faire notre Abrégé de la psychanalyse.

 

Bien à vous tous,

Bruno DAL PALU
Président du C.F.D.P.

Share

ARGUMENTAIRE – Séminaire de Controverse sur la Psychanalyse – Avignon 03/12/2016

La psychanalyse, qui avait une position quasi hégémonique dans le champ psy français voit sa place largement contestée, voire grignotée, depuis quelques années.

Cette perte d’influence s’est traduite à l’université d’abord, puis en faveur de la loi sur le Titre de psychothérapeute elle semblait avoir gagné à nouveau en influence puisque les psychanalystes ont pu croire un temps qu’ils avaient le Titre de droit avec une reconnaissance dans le marbre de la loi.

Mais les autorités sanitaires l’ont remise en question une première fois avec un rapport de l’Inserm qui évaluait la psychanalyse comme la moins efficace des psychothérapies. Ensuite, il y eut le Livre Noir de la Psychanalyse qui raviva la haine entre les TCC et la psychanalyse et plus récemment le brûlot de Michel Onfray et le reportage le Mur. Et aujourd’hui c’est un nouveau rapport de la Haute Autorité Sanitaire (HAS) qui discrédite cette méthode pour traiter l’autisme.

Or, à chaque critique les psychanalystes se défendent en criant au scandale oubliant leur propre théorie sur les mécanismes de défense qui trahissent leurs failles.

Or, la psychanalyse ne peut plus se présenter comme une science intouchable fondée sur les dogmes édicter par ses maîtres, Freud, Jung, Lacan… Elle doit se remettre en question et reconsidérer ses concepts à la lumière des avancées des autres champs scientifiques connexes au sien.

Il est grand temps que les psychanalystes changent de stratégie s’ils ne veulent pas participer au discrédit de leur propre méthode.

Jusqu’à présent, ils ont passé leur temps à se diviser en différents courants, ils devraient au plus vite se regrouper dans des Colloques de consensus pour chercher à se mettre d’accord sur ce qui les unis de manière crédible face aux autres méthodes ou face aux patients, plutôt que d’insister sur ce qui les différencient.

La psychanalyse n’a rien à gagner dans un combat d’arrière-garde tourné vers le passé et ses prophètes. C’est une posture religieuse qui la disqualifie.

Pour garder sa place d’une méthode moderne et reconnue elle doit exister en tenant compte des avancées scientifiques de son époque.

En attendant, j’invite tous ceux, qui pensent que la Psychanalyse peut encore avoir une place dans le champ psy, à une Controverse pour actualiser ses concepts afin de ne garder que ceux qui sont opérants.

Cela prendra la forme d’un Séminaire où chacun pourra réagir et interagir à partir de mon exposé introductif, dans un travail d’Intelligence collective bienveillante.

Soyons nombreux à commencer solidairement ce travail de refondation de la Psychanalyse.

 

Bien à vous tous.

Bruno DAL PALU

Président du C.F.D.P.

 

Share

Séminaire de Controverse sur la Psychanalyse

 

Chers adhérents, chers collègues,

 

Comme je vous l’avais promis, je vais organiser :

Un Séminaire sur la Psychanalyse du XXI° siècle, en Avignon le 03 décembre 2016.

Il prendra la forme que j’affectionne particulièrement : la Controverse, car elle favorise l’Intelligence collective.

Vous en trouver, dans cet article, les modalités ainsi que l’argumentaire.

Ce Séminaire est aussi ouvert aux non-adhérents.

Attention, les places sont limitées, il faut donc s’inscrire rapidement.

Il peut aussi faire l’objet d’une prise en charge Fifpl, car il se fera en partenariat avec mon organisme de formation Agalma Conseil RH.

 

Bien à vous tous, avec le grand plaisir de vous rencontrer.

Bruno DAL PALU

Président du C.F.D.P.

 

bulletin d’inscription

bulletin-dinscription-seminaire-controverse-image

 

 

Share

ASSURONS NOTRE LÉGITIMITÉ…

Après la loi sur le Titre de Psychothérapeute et à l’aune de la loi sur la pratique de la psychothérapie de nos voisins belges, ceux qui ne seront ni médecins ni psychologues devront se tenir prêt pour assurer leur légitimité pour continuer d’exercer la psychothérapie.

Aujourd’hui, le seul titre autorisé sans en passer par l’Université est celui de psychanalyste.

C’est pourquoi nous avons créé cette Fédération.

Or, elle sommeille beaucoup trop pour protéger chacun. J’encourage donc chaque praticien de la psychothérapie à se mobiliser pour non seulement adhérer, mais également pour faire adhérer un maximum de collègues.

Par ailleurs, afin d’asseoir notre légitimité il devient urgent que chacun puisse se poser comme Sujet supposé savoir en psychanalyse.

C’est pour cette raison que cette année je vais initier et mettre en œuvre deux gros chantiers sous forme d’un Séminaire de mise à jour des concepts psychanalytiques (suivi de l’AG du C.F.D.P.) qui débouchera sur un groupe de recherche pour repenser la psychanalyse du XXI° siècle.

La participation à ces actions ouvrira droit à la carte professionnelle de psychanalyste praticien de la psychothérapie.

Je vous invite donc chaleureusement à militer dans notre Association en participant à notre réflexion collective, pour protéger à terme notre profession.

 

Bien à vous tous.

Bruno DAL PALU

Président du C.F.D.P.

Share

Le renouveau de la Psychanalyse !

D’aucuns, connaissant mon implication dans le combat pour le titre de Psychothérapeute – comme mon fidèle et bien connu ami Serge Ginger qui m’avait affublé de celui de « Pape de la psychothérapie » depuis mon installation en Avignon – ne voyant plus sur le terrain de bataille, me pense à la retraite.

Or, contrairement à celui de Rome, qui laissa sa place pour un François, et si je n’ai pas changé de position sur le pseudo-titre de psychopraticien, je continue à vouloir aider grâce au du C.F.D.P., tous les collègues qui veulent faire de la psychothérapie dans l’esprit de l’Article 52 pour lequel je me suis tant battu.

Par ailleurs, je reste actif tant dans le domaine du coaching où je fais avancer l’importance d’en passer par l’Intelligence collective, par mes interventions dans des colloques internationaux ou comme rédacteur du Livre Blanc de l’Intelligence collective, mais je milite aussi dans la suite des Controverses de psychopathologie que j’avais organisé à œuvrer pour le renouveau de la Psychanalyse, en prenant appui sur le dernier enseignement de Lacan, dont j’ai été le premier à faire thèse, sur cet apport révolutionnaire pour la psychanalyse et la psychothérapie.

C’est sur ce dernier point que je souhaiterais vous mobiliser, pour avancer sur ce chantier que l’on pourra synthétiser de la manière suivante :

qu’est-ce qui reste d’opérant dans la psychanalyse ?
Et quels sont les concepts nouveaux qu’il faudrait développer ?

Il y a beaucoup à faire dans ce domaine, c’est indispensable pour que la psychanalyse ne meure pas de dégénérescence.

Qui serait près à publier avec moi sur cette thématique du renouveau de la Psychanalyse ?

J’attends vos contributions….

 

Bien à vous tous.

Bruno DAL PALU

Président du C.F.D.P.

 

Share

Bonne année 2015 !

New Year 2015

2015-3

2015-2

Share

Topologie de l’évaluation

 

L’évaluation est un mot à la mode s’il en est. C’est un terme à double racine, latine par le terme valere, et d’ancien français du XIV° siècle par le terme avaluer équivalent à la notion de prix.

Ainsi évaluer c’est donc porter un jugement sur la valeur d’une chose, de quelqu’un. C’est encore synonyme de : jauger, mesurer, calculer, chiffrer, etc. Pour aller plus loin sur le plan sémantique, notons encore que l’évaluation se décline dans son discours par tout un tas de vocabulaire guerrier, telle que stratégies, batteries (de tests), grilles (d’analyses), codification, scores, etc.

Pourquoi le discours ambiant contemporain s’oriente-t-il sur l’évaluation tout azimut ?
Telle fut notre question ?

Comme le soulignait Eric Laurent :

« L’époque est à la mesure et aux mesureurs, comme en témoigne l’immixtion grandissante de l’évaluation statistique dans les champs clinique, social et politique »[1].

Mais cet envahissement des pratiques de la mesure dans le champ social où l’être humain est en jeu, permet la promotion de l’étude de « cohortes homogènes », ce qui conduit inéluctablement à réduire l’individu à un organisme, voire à un ensemble statistiques.

Comme toute rationalité, ce type d’évaluation est une construction imaginaire d’écrasement du Sujet.

En effet, l’évaluation sommative supprime la dimension diachronique c’est-à-dire ce qui constitue un Sujet à savoir son Histoire. D’autant que par son exigence de lisibilité, l’évaluation est en outre indécente, voire obscène, puisqu’elle dévoile ce que le Sujet cherche à cacher : ses dysfonctionnements.

Dans cette pratique, la norme est de retour, et fait force de loi. Ce qui compte, c’est de faire entrer en son sein (ayant la forme d’une courbe de Gauss ) un maximum d’éléments pour optimiser ce qui serait de l’ordre du bon fonctionnement, tout le reste serait dans cette évaluation non sain, c’est-à-dire du registre du dysfonctionnement.

En appliquant la souffrance psychique à l’évaluation en voulant promouvoir une rigueur scientifique dans son champ, elle manque son objet, c’est-à-dire le Sujet. Car, ces pratiques témoignent de l’effondrement des repères symbo­liques au profit de ceux qui sont fondés sur le corps pris comme organisme, et conduisent toujours plus avant vers de nouvelles formes de ségrégation. En effet, le Sujet est exclu de la mesure, dans la mesure où celui-ci, se mesure au un par un, et échappe donc de structure à toute instrumentalité.

Si la mesure donc, sied mieux à l’ordre  des sciences de la nature, peut-il en être de même dans les sciences du Sujet de l’inconscient ? Notamment, le psy­chanalyste mesure‑t‑il, quant à lui, ses indications, sa pratique et ses effets ? Doit‑il opposer des critères qui lui sont propres aux demandes d’évaluation émanant du corps social ?[2]

Comme le rappelait Lacan, «notre  expérience est celle du symptôme». Or, depuis Freud, le symptôme se déchiffre dans la dimension de la parole d’un Sujet divisé par la pulsion. Pour Lacan, le symptôme est la manière dont « cha­cun jouit de son inconscient en tant que celui‑ci le détermine »[3]: Il s’agit là d’une autre logique, d’un autre matérialisme que celui de l’organisme. Un matérialisme du signifiant, que Lacan appelait le « motérialisme »[4] auquel correspond une clinique du discours fondée sur  l’équivoque, le lapsus, le mot d’esprit et même le malentendu, qui réclame d’autres types de « mesures ». Sans rapport avec une quelconque évaluation quantitative, puisqu’il s’agit que le Sujet prenne la mesu­re de son symptôme, à savoir de « ce qui cloche » pour lui. Dès lors , ce qui pour le « mesureur » est un dysfonctionnement, pour le psychanalyste est un langage du Sujet. L’un et l’autre ont une grande accointance avec le dysfonctionnement d’un Sujet mais l’un le traque, le juge, voire cherche à l’éradiquer,  tandis que l’autre l’écoute, le respecte, voire même le protège, pour éviter le « retour du pire »[5].

« Le Sujet, parce qu’il parle, échoue à trouver sa satisfaction : pas de complémentarité naturelle entre les sexes, pas d’objet capable de satisfaire le désir. C’est pourquoi le symptô­me se différencie de la plainte par son côté énigmatique, comme sans raison. Le transfert psychanalytique est donc un appel au sujet supposé savoir : « Ce que j’indique en parlant de la position que peut occuper le psychanalyste, dit Lacan, c’est qu’actuellement c’est la seule d’où le médecin puisse maintenir l’originalité de toujours de sa position, c’est‑à‑dire de celui qui a à répondre à une demande de savoir. .. » . La notion de symptôme, tant psychanalytique que social, trouve son origine en effet dans la médecine. Mais contrairement à sa valeur de signe de dysfonctionnement à mesurer et à réduire comme dans la médecine ou dans les sciences sociales, la psychanalyse vise, quant à elle, à maintenir la dimension du symptôme. Elle l’aura cependant débarrassé, che­min faisant, de la souffrance qui l’accompagnait. »[6]

Pour autant, la psychanalyse peut-elle s’exclure de ce débat sous prétexte qu’a priori toute évaluation est incompatible avec la notion même de Sujet ?

Certes, si Lacan a pu dire que le psychanalyste doit « se dépenser sans compter » cela ne veut pas dire que cela exclut toute mesure de son acte ; les séances de contrôle, ou la procédure de la PASSE sont là des mesures originales pour évaluer un Sujet sans le réduire à un objet statistique. « L’action centrale est là l’éta­blissement du désir, ou de la relation transférentielle, en tant qu’elle vise à l’amour au‑delà des règlements et des normes recevables »[7].

Si le psychanalystes intervient dans ce débat, c’est pour protéger le Sujet, en orientant la réflexion sur la recherche d’évaluateurs au singulier plutôt que du particulier c’est–à-dire, de construire des critères d’évaluation du point d’exception, qui fassent entendre que, au-­delà des critères de bonne pratique qui pourront être opposés, ce serait faire une erreur grave que de ne pas voir que ce qui excède, comme ce qui fait déficit, doit toujours être pris  en compte.

« Dans les questions institutionnelles extrêmement compli­quées sur lesquelles, comme psychanalystes, il faut s’orienter, donner nos choix, essayer de construire un certain nombre d’ins­truments, nous ne devons pas reculer à le faire. Cela ne doit pas nous retenir d’être insérés à tous les niveaux du système de distribution de soins et de faire entendre nos propres critères d’évaluation et la façon dont nous jugeons adéquate ou non à son projet, une société selon le prix qu’elle donne au désir. A entendre cette voix, tous y gagnent, y compris sur des principes d’évaluation en termes d’allocations de ressources»[8]

Au terme de cet essai, il ne s’agit plus de renoncer à l’évaluation, mais d’en dénoncer ses effets imaginaires terroristes pour le Sujet dès lors qu’il n’en est que le registre unique, dont les résultats se posent comme des vérités absolues qui font références, des normes incontournables. Il s’agit plutôt de nuancer toute évaluation quelque soit le discours, qui intègre du même coup, la dimension symbolique qui nuance le visible en lisible qui suppose toujours une interprétation, et de militer pour l’exception à toute règle, par l’irruption du réel, de l’énigme que constitue l’imprévisible pour introduire de l’illisible qui s’oppose au lisible, et au visible.

En conséquence, une évaluation qui respecte le Sujet est possible dès lors qu’elle se fonde sur une topologie borroméenne du nouage des trois registres Réel, Symbolique et Imaginaire. Sans doute que de tels outils d’évaluation restent à construire, mais ils ne sont pas impossibles d’ailleurs à cet endroit, la PASSE en est un bon exemple qui ouvre la voie à cette impasse.

 

Bien à vous tous.

Bruno DAL PALU
Président du C.F.D.P.

 


[1] Eric Laurent « Que veulent nos mesureurs ? » in Mental N°3, Bruxelles, Janvier 1997, pp.5-13.

[2] C’était notre question et celle du Colloque de l’IdF cf . lettre mensuelle de mai 2000 N°188.p.29.

[3] Jacques Lacan « Le séminaire RSI » séance du 18 février 1975.

[4] Jacques Lacan « Le séminaire Encore »

[5] Jacques Lacan « Télévision » p.19

[6] Présentation du Colloque Idf op.cit.

[7] Eric Laurent : « Normes nouvelles de distributions de soins… in Mental N°4, Bruxelles,  p.25-42

[8] Eric Laurent op.cit p.38

 

Share

Revisitons ensemble la Psychanalyse ?

Chers adhérents, chers collègues,

 

Je rappelle à tous que notre association a deux objectifs : d’une part celle de combattante, de Fédérer les praticiens de la psychothérapie et d’autre part de poursuivre la recherche en psychopathologie et plus particulièrement en psychanalyse.

Or, dans cette perspective, nous avions pour Projet de repenser la Psychanalyse à la lumière de notre clinique du XXI° siècle.

Il me paraît aujourd’hui opportun de lancer et mener à bien ce chantier vers son terme qui sera une publication collective. Pour se faire j’ai pu expérimenté ces derniers temps, par mes recherche sur l’Intelligence collective, une nouvelle manière d’élaborer un travail collaboratif, que je voudrais mettre à profit dans ce Projet.

Le travail collaboratif consiste à recueillir dans un premier temps, votre vision moderne de la psychanalyse dans un article où chaque auteur précisera au regard de sa clinique quels sont les concepts psychanalytiques qui selon lui, sont encore opérants aujourd’hui et ceux qui ne le sont plus. Dans un deuxième temps, nous réunirons tous les auteurs pour définir, le plan de l’ouvrage collectif, et nous répartirons les chapitres. Enfin dans un troisième temps à partir d’un site d’écriture collaborative nous rédigerons ensemble l’ouvrage, avec des régulations régulières par internet.

Qui est partant pour ce Projet ?

Vous pouvez répondre au préalable par l’affirmative ou déjà par la contribution d’un article que nous mettrons en ligne sur notre site : www.cfdpsy.com

 

Bien à vous tous

Bruno DAL PALU
Président du C.F.D.P.

 

Share

Que faire ?

 

Chers adhérents, chers collègues,

 

Je ne vous cache pas que je suis un peu découragé et mon silence en témoigne. Je voudrais bien passé la main mais personne ne semble vouloir poursuivre le combat engagé, donc dans un dernier sursaut de courage je m’adresse à vous pour décider ensemble :

Que faire ?

Quel est l’enjeu ?

Les psychanalystes et les praticiens de la psychothérapie qui veulent obtenir le Titre de Psychothérapeute sont systématiquement déboutés par leur ARS respective. En effet, malgré le combat que j’avais lancé contre l’Amendement Accoyer qui avait donné une loi plus ouverte aux psychothérapeutes de l’époque que cet appendice légal, les décrets d’application qui s’en sont suivis donne ce Titre finalement qu’aux psychiatres et aux psychologues comme Bernard Accoyer l’avait promulgué. C’est révoltant, décourageant. Je n’avance pas cela pour défendre ma petite personne, car en tant que psychologue j’ai obtenu ce Titre. Je le dis aux noms de tous ces collègues qui pratiquent très honorablement la psychothérapie qui ont fait la réputation de la psychothérapie et qui ont perdu l’OPA sur leur Titre et sentent marginalisés dans le champ psy.

Aujourd’hui, ils n’ont pas le Titre qui correspond à leur pratique, mais demain ils risqueront de ne plus pouvoir pratiquer. En effet, pour l’instant la seule loi française sur la psychothérapie concerne le Titre de psychothérapeute qui moins protégé qu’il n’est réservé qu’à quelques uns qui pratiquent la psychothérapie. Mais chacun a le droit de pratiquer la psychothérapie puisque celle-ci n’est pas règlementée. Mais demain, comme c’est le cas dans de plus en plus de pays, et comme le prépare pour l’instant discrètement le législateur, c’est la pratique qui sera encadrée par la loi. Dans ce cas, ceux qui n’auront pas le Titre ne pourront plus exercer. Je le dis et le redis à qui veut bien l’entendre, mais cela n’a pas d’effet, car je n’ai que de modestes moyens pour faire entendre ce message d’alerte.

Il faudrait au moins que la presse le relaye, mais surtout que les intéressés par millier se mobilisent comme nous l’avions fait en 2004.

Mais que faire pour cette mobilisation indispensable ? La question reste ouverte à toutes vos réponses…

 

Bien à vous tous.

Bruno DAL PALU
Président du C.F.D.P.

 

Share

Le genre : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement

 

Rien d’étonnant que le genre fasse polémique, voire rumeur, pour deux raisons : d’une part parce qu’il s’agit d’enjeu sociétal et non social et d’autre part parce que c’est diffusé avec tant de flou que cela fomente tous les fantasmes.

L’évolution d’une société ne se décrète pas, elle s’accompagne et souvent durant le temps d’une génération, c’est là tout l’enjeu sociétal.

Le gouvernement vient de le découvrir à ses dépends avec ses lois sur la famille. Ce qui ne veut pas dire qu’il a eu tord d’agir ainsi, car en fait en posant la problématique sur la place publique, il a accéléré le processus de réflexion, en espérant pouvoir en faire plus rapidement un enjeu social qu’est notamment l’égalité entres les hommes et les femmes.

Mais pour cela, il aurait fallu que les Ministres en charge de cette évolution soient capables d’expliquer clairement ce qu’il cherchait à faire. Or, pour le moins, ce n’est pas le cas de celui l’Éducation Nationale qui peine à expliquer son « ABCD de l’égalité », faisant ainsi le lit à ses adversaires politiques.

Pourtant c’était très facile à expliquer, et les religieux les plus retords en seraient convaincus.

De quoi s’agit-il ?

Le genre, féminin ou masculin, est à dissocier de la sexuation garçon / fille.

On ne peut guère faire plus simple. Notons, même que le Livre fondateur de notre civilisation judéo-chrétienne et musulmane l’avait déjà prédit puisqu’il y a deux textes de la Genèse, l’un métaphoriquement machiste (Genèse 2) qui souligne la domination de l’homme sur la femme, en soutenant que la femme est issue de la côte du premier homme, et l’autre (Genèse 1) égalitaire soulignant que le Créateur aurait conçu l’Humanité à son image et les fit homme et femme en même temps ; c’était déjà les prémices de l’étude du genre.

Je fais remarquer au passage que les religieux ont jusqu’à présent, et depuis plusieurs milliers d’années, insisté sur le deuxième plutôt que le premier. C’est un juste retour des choses qu’au XXI° siècle on en vienne dans les pays dit modernes, à l’égalité entre les hommes et les femmes.

Or, ce genre de distinction conceptuelle de notre société en a accepté plusieurs avec la même résistance et aujourd’hui elles font partie de notre normalité. Pensons à la dissociation qu’a introduite la contraception entre la procréation et la sexualité ; de nos jours qui s’en plaint ?

Pensons plus précisément dans l’éducation nationale au fait que la main droite n’est plus la main de l’écriture ce qui durant un temps pas si lointain avait fait aussi couler beaucoup d’encre ; aujourd’hui, ce ne seront pas les gauchers ou les enseignants qui vont trouver cela « anormal ». Il en sera bientôt de même pour le genre, ou la « théorie du genre » (comme dise ses détracteurs).

Le genre, en se distinguant de la sexuation, ne cherche pas à protéger les enfants dans leurs orientations sexuelles, comme le prétendent quelques ténors de mauvaise foi, mais vise à s’attaquer plutôt aux racines sournoises de la domination de l’homme sur la femme, et à faire en sorte que nos bases culturelles, notamment celles induites par l’école, soit bien fondée sur une égalité des sexes.

Par conséquent cela n’a aucune accointance avec l’orientation sexuelle, au contraire, car chacun sait que le désir naissant principalement de l’interdit, refuser cette distinction c’est plutôt créer du désir pour ce qui peut être interdit par des tabous culturels.

Il y a urgence à assainir et clarifier le débat, afin que s’arrête les palabres stériles et infondées, qui ne cessent d’être instrumentalisées par des mouvements conservateurs, réactionnaires voire rétrogrades.

 

Bien à vous.

Bruno DAL PALU
Président du C.F.D.P.

 

 

Share